Rencontre avec Solveig Le Pichon

31/7/2026
Formation
Interview
5min
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Rencontre avec Solveig Le Pichon

Ancienne avocate d'affaires spécialisée en fusions-acquisitions, puis responsable juridique dans de grands groupes, Solveig Le Pichon a construit plus de vingt ans d'expérience entre la France et la Chine. Un cancer est venu tout rebattre. Elle a tout quitté, fait un Executive MBA à l'EDHEC, fondé son propre cabinet autour de la santé mentale au travail. Aujourd'hui formatrice et consultante, elle intervient sur des sujets de prévention des RPS, de gestion du stress et des conflits, avec une énergie et un humour qui font leur effet jusque dans les salles les plus sérieuses.

Peux-tu nous en dire plus sur ton parcours ?

Ancienne avocate d'affaires, spécialisée en fusions-acquisitions, j'ai exercé pendant quatorze ans dans différents grands cabinets, en France et en Chine. J'ai un ADN assez international : je suis franco-norvégienne, arrivée en France à douze ans, je parle plusieurs langues, et j'ai adoré cette dimension-là de ma carrière.

Après ces quatorze ans en cabinet, j'ai rejoint l'entreprise comme responsable juridique, dans des environnements très différents, publics, parapublics, multiculturels.

Puis j’ai eu un cancer. Pour moi, il y a eu un avant et un après. J’aimais toujours mon travail, mais mes priorités avaient changé. J’ai alors décidé de changer de voie. J’ai suivi un Executive MBA à l’EDHEC pour changer de mindset et développer mon réseau. Je me suis ensuite lancée dans l’entrepreneuriat et j’ai fondé People Mind, il y a un peu plus de deux ans, un cabinet spécialisé dans la prévention des risques psychosociaux et la santé mentale au travail.

Quels sont tes domaines d'expertise ?

Tout ce qui touche à la santé mentale au travail de près ou de loin : la prévention des RPS, la gestion du stress, la gestion des conflits, la sécurité psychologique, le harcèlement, la discrimination, les violences sexistes et sexuelles. Ce sont des sujets qui me tiennent à cœur depuis longtemps, parce que j'ai été souvent proche du burn-out en tant qu'avocate, et que j'ai beaucoup vu autour de moi.

Je donne également des cours en management et en management éthique et inclusif à l'EDHEC.

Ce qui est particulier dans mon approche, c'est que j'adapte ma posture selon le public. Avec des directions ou des instances comme le CSE, je vais plutôt mettre en avant ma casquette d'ancienne avocate : les obligations employeur, le cadre réglementaire, ça les rassure et ça ancre le sujet. Avec des managers, j'utilise davantage mon expérience de manager. Et avec des collaborateurs, je pars de là aussi. Le sujet ne change pas, mais l'angle, oui.

Comment et pourquoi avoir choisi de collaborer avec NUMA ?

C'est NUMA qui m'a trouvée, en fait. J'avais déposé mon profil sur une plateforme pour donner des formations, sur les conseils d'une amie. Puis Claudio Vandi m'a contactée, et c'est parti de là.

Ce qui m'a donné envie de rejoindre l'équipe, c'est d'abord le collectif. Je trouve que vous êtes vraiment une équipe sympa, à la fois professionnelle et humaine, avec de vraies valeurs. Et ça, je m'y retrouve. Il y a aussi une image de marque forte, de beaux clients, une belle histoire. Ce n'est pas rien quand on choisit ses partenaires.

Comment intègres-tu ton expérience professionnelle pour engager les participants ?

Mon passé d'avocate me donne une chose que je ne peux pas mettre de côté : la structuration. Et c'est utile en formation, les gens savent où on va.

Mais au-delà de ça, ce qui m'importe vraiment c'est d'aller dans les deux sens. J'ai des choses à transmettre, mais les participants ont aussi leurs propres attentes, et y répondre fait partie du travail. Donc je questionne, j'écoute, j'essaye de coller à ce qu'ils vivent vraiment. J'utilise beaucoup d'exemples concrets, tirés de mon expérience en cabinet ou en entreprise.

Et puis il y a la confiance. Les premières minutes sont vraiment clés. Si les gens ne se sentent pas à l'aise, ils ne parlent pas. Donc j'y mets beaucoup d'attention dès le départ.

Quelle est la clé de succès d'une formation réussie selon toi ?

D'abord, créer une relation de confiance. Ça conditionne tout le reste. Ensuite, ne pas être que dans la transmission. Une formation réussie, c'est aussi recevoir : écouter, questionner, répondre aux besoins des participants. Ce n'est pas un monologue.

Et puis l'humour. Ça engage davantage les gens, ils s'en souviennent mieux. Et les neurosciences le confirment : quand on a des émotions positives, on retient mieux. Quand on a passé un bon moment, on repart avec quelque chose. 

Peux-tu nous partager une technique ou une méthode que tu utilises régulièrement dans tes formations ?

C'est l'humour, pour créer du lien dès le début, et de ne pas partir en posture haute. Ça change vraiment l'atmosphère d'une salle. Et les gens apprécient. Quand je peux le faire au début, au milieu, à la fin, je le fais.

Sur le bureau de Solveig

Je suis une grande fan de Daniel Kahneman, notamment pour ses travaux sur les biais cognitifs. J’aime aussi beaucoup les travaux d’Amy Edmondson sur la sécurité psychologique au travail. Ce sont des sujets que je traite aujourd’hui, et leurs recherches nourrissent directement mes formations et mon travail de conseil.

Ancienne avocate d'affaires spécialisée en fusions-acquisitions, puis responsable juridique dans de grands groupes, Solveig Le Pichon a construit plus de vingt ans d'expérience entre la France et la Chine. Un cancer est venu tout rebattre. Elle a tout quitté, fait un Executive MBA à l'EDHEC, fondé son propre cabinet autour de la santé mentale au travail. Aujourd'hui formatrice et consultante, elle intervient sur des sujets de prévention des RPS, de gestion du stress et des conflits, avec une énergie et un humour qui font leur effet jusque dans les salles les plus sérieuses.

Peux-tu nous en dire plus sur ton parcours ?

Ancienne avocate d'affaires, spécialisée en fusions-acquisitions, j'ai exercé pendant quatorze ans dans différents grands cabinets, en France et en Chine. J'ai un ADN assez international : je suis franco-norvégienne, arrivée en France à douze ans, je parle plusieurs langues, et j'ai adoré cette dimension-là de ma carrière.

Après ces quatorze ans en cabinet, j'ai rejoint l'entreprise comme responsable juridique, dans des environnements très différents, publics, parapublics, multiculturels.

Puis j’ai eu un cancer. Pour moi, il y a eu un avant et un après. J’aimais toujours mon travail, mais mes priorités avaient changé. J’ai alors décidé de changer de voie. J’ai suivi un Executive MBA à l’EDHEC pour changer de mindset et développer mon réseau. Je me suis ensuite lancée dans l’entrepreneuriat et j’ai fondé People Mind, il y a un peu plus de deux ans, un cabinet spécialisé dans la prévention des risques psychosociaux et la santé mentale au travail.

Quels sont tes domaines d'expertise ?

Tout ce qui touche à la santé mentale au travail de près ou de loin : la prévention des RPS, la gestion du stress, la gestion des conflits, la sécurité psychologique, le harcèlement, la discrimination, les violences sexistes et sexuelles. Ce sont des sujets qui me tiennent à cœur depuis longtemps, parce que j'ai été souvent proche du burn-out en tant qu'avocate, et que j'ai beaucoup vu autour de moi.

Je donne également des cours en management et en management éthique et inclusif à l'EDHEC.

Ce qui est particulier dans mon approche, c'est que j'adapte ma posture selon le public. Avec des directions ou des instances comme le CSE, je vais plutôt mettre en avant ma casquette d'ancienne avocate : les obligations employeur, le cadre réglementaire, ça les rassure et ça ancre le sujet. Avec des managers, j'utilise davantage mon expérience de manager. Et avec des collaborateurs, je pars de là aussi. Le sujet ne change pas, mais l'angle, oui.

Comment et pourquoi avoir choisi de collaborer avec NUMA ?

C'est NUMA qui m'a trouvée, en fait. J'avais déposé mon profil sur une plateforme pour donner des formations, sur les conseils d'une amie. Puis Claudio Vandi m'a contactée, et c'est parti de là.

Ce qui m'a donné envie de rejoindre l'équipe, c'est d'abord le collectif. Je trouve que vous êtes vraiment une équipe sympa, à la fois professionnelle et humaine, avec de vraies valeurs. Et ça, je m'y retrouve. Il y a aussi une image de marque forte, de beaux clients, une belle histoire. Ce n'est pas rien quand on choisit ses partenaires.

Comment intègres-tu ton expérience professionnelle pour engager les participants ?

Mon passé d'avocate me donne une chose que je ne peux pas mettre de côté : la structuration. Et c'est utile en formation, les gens savent où on va.

Mais au-delà de ça, ce qui m'importe vraiment c'est d'aller dans les deux sens. J'ai des choses à transmettre, mais les participants ont aussi leurs propres attentes, et y répondre fait partie du travail. Donc je questionne, j'écoute, j'essaye de coller à ce qu'ils vivent vraiment. J'utilise beaucoup d'exemples concrets, tirés de mon expérience en cabinet ou en entreprise.

Et puis il y a la confiance. Les premières minutes sont vraiment clés. Si les gens ne se sentent pas à l'aise, ils ne parlent pas. Donc j'y mets beaucoup d'attention dès le départ.

Quelle est la clé de succès d'une formation réussie selon toi ?

D'abord, créer une relation de confiance. Ça conditionne tout le reste. Ensuite, ne pas être que dans la transmission. Une formation réussie, c'est aussi recevoir : écouter, questionner, répondre aux besoins des participants. Ce n'est pas un monologue.

Et puis l'humour. Ça engage davantage les gens, ils s'en souviennent mieux. Et les neurosciences le confirment : quand on a des émotions positives, on retient mieux. Quand on a passé un bon moment, on repart avec quelque chose. 

Peux-tu nous partager une technique ou une méthode que tu utilises régulièrement dans tes formations ?

C'est l'humour, pour créer du lien dès le début, et de ne pas partir en posture haute. Ça change vraiment l'atmosphère d'une salle. Et les gens apprécient. Quand je peux le faire au début, au milieu, à la fin, je le fais.

Sur le bureau de Solveig

Je suis une grande fan de Daniel Kahneman, notamment pour ses travaux sur les biais cognitifs. J’aime aussi beaucoup les travaux d’Amy Edmondson sur la sécurité psychologique au travail. Ce sont des sujets que je traite aujourd’hui, et leurs recherches nourrissent directement mes formations et mon travail de conseil.

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