Télétravail ou travail hybride pendant les JO : pas de revanche durable en vue ?

4/7/2024
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Télétravail ou travail hybride pendant les JO : pas de revanche durable en vue ?

Irez-vous au bureau pendant les JO ? Beaucoup d'entreprises ont tardé à communiquer leurs plans, craignant que leurs employés ne mélangent vacances et télétravail. Désormais, nombreuses sont celles qui ont annoncé des mesures : télétravail élargi, congés imposés, fermeture des bureaux, horaires décalés, etc.

Télétravail ou travail hybride : pas de revanche durable en vue

Bien que l'on observe un retour du télétravail dû à la saturation des transports annoncée, je ne crois pas à une revanche du télétravail. et surtout je suis convaincu que nous nous trompons de sujet.

Le mythe du travail hybride

Le travail “hybride” induit que si l’on crée les “bons” processus pour faire coexister ces deux modalités, alors on a réglé le sujet : “j’ai le droit à 2 jours de TT par semaine, mais pas le lundi et pas le vendredi, et de 9h à 19h, à chaque fois soumis à la validation de mon manager”. Les transports seront encore plus saturés que d’habitude à Paris…j’autorise 3 jours de TT par semaine pendant les JO, et la messe est dite. 

Les limites du travail hybride

Le travail hybride n’est qu’un état de fait, illustrant la cohabitation de deux modes de travail. Pourtant, les plaintes persistent :

  • Temps inutile passé en réunion
  • Temps perdu à faire du reporting
  • Manque de flexibilité dans les horaires de travail
  • Bureaux inadaptés
  • Décalage d’information entre les travailleurs en ligne et en présentiel
  • Rétention d’information
  • Effet boomerang de Slack/Teams quand les équipes y passent trop de temps
  • Lenteur des processus décisionnels et des consensus mous

L’hybride ne répond pas aux questions fondamentales : pourquoi travaillons-nous de cette manière et quel est le but à atteindre ?

Les vraies questions à se poser

Le sujet n’est pas de savoir si votre équipe "sait" plus ou moins quand elle est sur place, mais si elle dispose des bons moyens pour :

  1. Être la plus productive possible
  2. Créer le lien social nécessaire à une bonne collaboration

Les 2 questions sont liées et dépassent largement le sujet de l'état dans lequel on travaille, hybride ou non (et du nombre de jours de télétravail pendant les JO), et du temps que l’on y passe (le fameux débat sur la semaine de quatre jours). Elles touchent à l’essence même de notre rapport au travail. 

Redéfinir le bien-être au travail

Et si déjà pour être "bien" au travail, il fallait :

  • Bien prioriser les tâches pour soi et pour son équipe, en définissant clairement les attentes. 
  • S'assurer que chacun se sente utile et comprenne pourquoi il fait les choses, en cohérence avec les grands enjeux de l’entreprise. 
  • Permettre à chacun de maîtriser son agenda pour que chaque projet, chaque réunion, chaque conversation compte.

Nos pratiques chez NUMA

Chez NUMA, nous avons trois pratiques simples pour une meilleure organisation au quotidien :

  • Fuir les réunions par défaut : Nous privilégions une forte culture de l’écrit et du travail asynchrone, avec des temps collectifs mensuels pour des moments de qualité ensemble.
  • Transparence totale : Chaque lundi matin, les directeurs d’équipe envoient un mail à toute l’entreprise avec les priorités de la semaine, les succès et les échecs. De la même manière, chaque collaborateur partage avec toute l’entreprise ses “goals of the week”. 
  • Concentration : Nous fixons 3 à 4 objectifs annuels, déclinés en résultats clés trimestriels, avec un responsable clair et du temps dédié à leur atteinte. Et surtout, nous nous y tenons !

Les JO, une opportunité d'évolution

Les JO sont une occasion unique de repenser nos méthodes de travail, de développer le réflexe de focalisation et de réfléchir bien au-delà du télétravail ou du travail hybride. C’est le moment de s’adapter et de progresser vers des pratiques de travail véritablement efficaces et engageantes ! 

Par Anselme Jalon, CEO chez NUMA.

Irez-vous au bureau pendant les JO ? Beaucoup d'entreprises ont tardé à communiquer leurs plans, craignant que leurs employés ne mélangent vacances et télétravail. Désormais, nombreuses sont celles qui ont annoncé des mesures : télétravail élargi, congés imposés, fermeture des bureaux, horaires décalés, etc.

Télétravail ou travail hybride : pas de revanche durable en vue

Bien que l'on observe un retour du télétravail dû à la saturation des transports annoncée, je ne crois pas à une revanche du télétravail. et surtout je suis convaincu que nous nous trompons de sujet.

Le mythe du travail hybride

Le travail “hybride” induit que si l’on crée les “bons” processus pour faire coexister ces deux modalités, alors on a réglé le sujet : “j’ai le droit à 2 jours de TT par semaine, mais pas le lundi et pas le vendredi, et de 9h à 19h, à chaque fois soumis à la validation de mon manager”. Les transports seront encore plus saturés que d’habitude à Paris…j’autorise 3 jours de TT par semaine pendant les JO, et la messe est dite. 

Les limites du travail hybride

Le travail hybride n’est qu’un état de fait, illustrant la cohabitation de deux modes de travail. Pourtant, les plaintes persistent :

  • Temps inutile passé en réunion
  • Temps perdu à faire du reporting
  • Manque de flexibilité dans les horaires de travail
  • Bureaux inadaptés
  • Décalage d’information entre les travailleurs en ligne et en présentiel
  • Rétention d’information
  • Effet boomerang de Slack/Teams quand les équipes y passent trop de temps
  • Lenteur des processus décisionnels et des consensus mous

L’hybride ne répond pas aux questions fondamentales : pourquoi travaillons-nous de cette manière et quel est le but à atteindre ?

Les vraies questions à se poser

Le sujet n’est pas de savoir si votre équipe "sait" plus ou moins quand elle est sur place, mais si elle dispose des bons moyens pour :

  1. Être la plus productive possible
  2. Créer le lien social nécessaire à une bonne collaboration

Les 2 questions sont liées et dépassent largement le sujet de l'état dans lequel on travaille, hybride ou non (et du nombre de jours de télétravail pendant les JO), et du temps que l’on y passe (le fameux débat sur la semaine de quatre jours). Elles touchent à l’essence même de notre rapport au travail. 

Redéfinir le bien-être au travail

Et si déjà pour être "bien" au travail, il fallait :

  • Bien prioriser les tâches pour soi et pour son équipe, en définissant clairement les attentes. 
  • S'assurer que chacun se sente utile et comprenne pourquoi il fait les choses, en cohérence avec les grands enjeux de l’entreprise. 
  • Permettre à chacun de maîtriser son agenda pour que chaque projet, chaque réunion, chaque conversation compte.

Nos pratiques chez NUMA

Chez NUMA, nous avons trois pratiques simples pour une meilleure organisation au quotidien :

  • Fuir les réunions par défaut : Nous privilégions une forte culture de l’écrit et du travail asynchrone, avec des temps collectifs mensuels pour des moments de qualité ensemble.
  • Transparence totale : Chaque lundi matin, les directeurs d’équipe envoient un mail à toute l’entreprise avec les priorités de la semaine, les succès et les échecs. De la même manière, chaque collaborateur partage avec toute l’entreprise ses “goals of the week”. 
  • Concentration : Nous fixons 3 à 4 objectifs annuels, déclinés en résultats clés trimestriels, avec un responsable clair et du temps dédié à leur atteinte. Et surtout, nous nous y tenons !

Les JO, une opportunité d'évolution

Les JO sont une occasion unique de repenser nos méthodes de travail, de développer le réflexe de focalisation et de réfléchir bien au-delà du télétravail ou du travail hybride. C’est le moment de s’adapter et de progresser vers des pratiques de travail véritablement efficaces et engageantes ! 

Par Anselme Jalon, CEO chez NUMA.

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